Qu'ils aient eu leur conclusion ou un problème stoppant leur progression, nous réunissons ici les récits terminés pour faire de la place pour ceux en cours.
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Carnets de Bord

de Marlowe 22 nov 2011 - 01:14

Carnets de Bord.

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Carnets de Bord raconte l'histoire de Dean Radley, jeune américain de Portland, qui n'a qu'un rêve : devenir entraineur de football. Il part de Portland avec son meilleur ami, Seward Moriarty, à la recherche d'une destinée grandiose dans le monde du Football. Mais leur quête va voir quelques bouleversements importants, le destin semblant vouloir leur mettre des bâtons dans les roues.


Tome 1 : Les Lumières de la Ville. (23 Chapitres + 1 bonus)

Synopsis :
Dean Radley et son ami d'enfance Seward Moriarty quittent Portland en quête d'un but : prendre le poste sois-disant vacant de coach aux LA Galaxy. Mais le rêve ne dure pas longtemps : après avoir rencontré un certain Neal Paradise et son ami Bob Hugues, travaillant pour les Galaxy, ils apprennent que le poste n'a jamais été libre.

Ne voulant pas abandonner si facilement, ils décident d'aller tenter leur chance ailleurs. Avec une belle liste de contact, Neal les aide a prendre en main l'équipe de Necaxa, au Mexique. Le club est alors aux commandes de Mochinario et de son second, Ike Lupita, chef du grand gang des Necaxos. En guerre contre Los Charpos Ali, les Necaxos se servent du club d'Aguascalientes pour mettre différents types de plans en oeuvre. Dean court vers le succès.

Il y rencontre les agents Fremick et Mineo. Tout deux du FBI, ils ont à l'oeil le clan des Necaxos, qu'ils veulent démenteler. Dean refuse d'apporter son aide dans un premier temps, mais les récents problèmes de Bob avec le gang le convaint finalement, en échange de l'aide de Fremick pour évacuer Bob pour le Maroc. Dean et Seward vont alors être entrainé dans une sombre machination, où un certain Ponzo Arrichi, qu'ils avaient rencontré quelques mois auparavant, semble tenir un rôle encore inconnu dans cette affaire.

Après une ellipse de deux années, nous retrouvons Dean à San Francisco, où il fait la rencontre de Ferdinand, petit dealer et garagiste à ses heures perdues. Alors que Dean, refuse de dévoiler ce qu'il s'est passé à Aguascalientes, il reçoit la visite de Fremick, prêt à tout pour le tuer. Nous apprenons alors que le plan du FBI a échoué, que Mochinario et Ike Lupita ont été tué, après une rixe entre les hommes de Fremick et ceux de Los Charpos Ali, dirigé alors par Ponzo Arrichi, qui n'est autre que le frère d'Ike Lupita. Dean et Seward avaient ainsi décidé de se séparer pour quitter au plus vite le Mexique. Persuadé que Dean est le responsable de cet échec, qui lui a valut un renvoie du FBI, Fremick tire deux balles dans le ventre de Dean, et révélé qu'il a tué Seward pour les mêmes raisons.

Seul dans son appartement, Dean doit sa survie à Ferdinand, arrivé quelques minutes plus tard. Craignant pour sa vie, Dean Radley quitte à nouveau les Etats-Unis pour le Maroc, où il doit retrouver Neal et Bob.

Tome 2 : Mala Noche (22 Chapitres + 1 bonus)

Synopsis :
Dean arrive au Maroc pour prendre les commandes du Raja Casablanca grâce aux connaissances de Neal Paradize.

Epilogue (Fin)

Synopsis :
Je me suis souvent demandé ce qu'aurait pu être ma vie si je n'avais jamais quitté Portland. Si ce fameux soir du 15 mars 2011, Seward n'avait pas insisté pour qu'on se lance dans une telle aventure. Peut-être que tout aurait été plus simple, sans contre-temps. Je n'aurais jamais connu le Mexique ni le Maroc, je travaillerais toujours dans mon drive-in minable. Mais Seward serait là, à mes côtés, profitant d'une vie qu'il n'aurait pas un instant penser perdre au fin fond du Mexique.

Le mal était fait et rien ne pouvait y changer quoi que ce soit. Pour la première fois depuis bien longtemps, j'étais enfin prêt à aller de l'avant. A me donner une vraie chance de poursuivre mon rêve. De vivre, laissant toute cette peine dans un vieux bouquin que je nommais "Nostalgie et rancoeur du temps passé".

Je n'ai revu Mineo qu'une seule fois après notre dernier entrevu à Casablanca. Il était passé me dire qu'Hazim croupirait désormais le restant de sa vie dans une prison fédérale américaine, avec l'accord du gouvernement marocain. Que je n'avais plus à m'en faire, que tout était terminé. Il abandonnait lui aussi son poste au FBI, las de cette aventure. Il partait avec sa famille pour l'Europe se faire une place au soleil. Je ne le reverrais ainsi jamais.

Bob et Neal avaient eux aussi totalement disparu de ma vie. Je n'ai jamais su ce qu'ils étaient devenu. J'aime à croire qu'un jour peut-être, ils s'étaient retrouvé et avaient enfin pu vivre ce à quoi ils aspiraient. Je n'aurais jamais de réponse à ça.

Je vois aussi Ferdinand assez souvent. Il s'est trouvé un bon job de garagiste à Portland, ce qui nous permet de garder un contact fort lui et moi. Il n'a pas eu un rôle immense dans mon aventure mais il y a largement contribué tout de même. Petit à petit, il a remplacé la présence de Seward auprès de moi. C'est avec lui maintenant que je fais la tournée des bars de La Cité des Roses jusqu'au petit matin. Où nous hurlons jusqu'au fond de la nuit la fin d'un long calvaire, d'une toute nouvelle vie.

Quant à moi, et bien tout va pour le mieux. Je n'ai plus jamais quitté Portland depuis mon retour et je pense que c'est le mieux. Je n'ai jamais eu de nouvelles du Maroc ni du Mexique. Je n'ai jamais donné suite à la proposition de Merritt Paulson pour reprendre le poste des Timbers de Portland. Le football, c'est loin derrière moi je crois.

Tout est loin derrière moi je crois. Au loin, j'entends mon bon vieux Seward me murmurer "Et c'est bien mieux ainsi".
Dernière édition par Marlowe le 05 mars 2012 - 23:37, édité 14 fois.
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de SPOW3 22 nov 2011 - 01:52

Ah, une story avec beaucoup de textes :p.

Bonne chance en tout cas.

PS : Les Lumières de la Ville, rapport avec le film de Charplin ?
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de Marlowe 22 nov 2011 - 02:09

Oui, beaucoup de texte, pour faire plaisir à Jimmy :p

Non plus sérieusement, je veux juste essayer. Je ne promets pas de tenir un truc, c'est plutôt un test. On verra bien.

Merci à toi !


PS : Oui, c'est bien ça la référence. Petit à petit, je vais tenter au maximum d'introduire des références cachées, m'appuyant sur mes petits plaisirs. Rien que dans le texte, y'a trois grosses références à la littérature, même si une seule est vraiment flagrante :p
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de SPOW3 22 nov 2011 - 02:16

Majk a écrit:Oui, beaucoup de texte, pour faire plaisir à Jimmy :p

Non plus sérieusement, je veux juste essayer. Je ne promets pas de tenir un truc, c'est plutôt un test. On verra bien.

Merci à toi !


PS : Oui, c'est bien ça la référence. Petit à petit, je vais tenter au maximum d'introduire des références cachées, m'appuyant sur mes petits plaisirs. Rien que dans le texte, y'a trois grosses références à la littérature, même si une seule est vraiment flagrante :p


:p.

Je serai là pour te soutenir en tout cas, j'aime beaucoup le cadre actuel et ce que tu essayes d'instaurer, puis sans être dans la même lignée sur ce "prologue", nous faisons un story qui me semble-t-il ne se base que très peu sur FM.

Je fais une étude sur Chaplin et Keaton ça tombe bien, City Lights fait parti de mon objet d'étude :peur: :peur: :peur: .
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de Marlowe 22 nov 2011 - 02:23

Oui, je pense que FM prendra moins de place que dans mes précédentes stories, du fait que j'ai un gros bug de merde qui me gonfle. Mais comme j'enchaine énormément de bouquin en ce moment, je me sens bien influencé :p

Les Lumières de la Ville, pouah, ce monstre. J'ai offert aussi un coffret des premiers court-métrages restaurés à ma drôlesse. C'est vraiment énorme. Si t'aimes Chaplin, faut pas hésiter ! (Quoi que tu les as peut-être déjà vu ? The Keystone Comedies...)
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de SPOW3 22 nov 2011 - 02:36

Majk a écrit:Oui, je pense que FM prendra moins de place que dans mes précédentes stories, du fait que j'ai un gros bug de merde qui me gonfle. Mais comme j'enchaine énormément de bouquin en ce moment, je me sens bien influencé :p

Les Lumières de la Ville, pouah, ce monstre. J'ai offert aussi un coffret des premiers court-métrages restaurés à ma drôlesse. C'est vraiment énorme. Si t'aimes Chaplin, faut pas hésiter ! (Quoi que tu les as peut-être déjà vu ? The Keystone Comedies...)


FM :p. Tu as lu quoi sans indiscrétion ?

Oui je les ai vu en cours :love: . J'ai vu je crois pratiquement tous les films de Chaplin (court-métrage, moyen et long...) et TOUS ceux de Keaton qui a d'ailleurs ma préférence par rapport à The Tramp :mrgreen: . Mais ils restent tous les deux, des géants du burlesque.
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de Marlowe 22 nov 2011 - 02:44

Pour le moment, je suis en pleine phase de la Beat Generation (Burroughs, Kerouac...). J'ai du Bukowski sous le coude aussi. De quoi me faire plaisir :p

Keaton putain, j'ai jamais rien vu de lui. Chaque fois je me dis qu'il faudrait que je me lance. Et à chaque fois je zappe :hoho:
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de SPOW3 22 nov 2011 - 02:47

Majk a écrit:Pour le moment, je suis en pleine phase de la Beat Generation (Burroughs, Kerouac...). J'ai du Bukowski sous le coude aussi. De quoi me faire plaisir :p

Keaton putain, j'ai jamais rien vu de lui. Chaque fois je me dis qu'il faudrait que je me lance. Et à chaque fois je zappe :hoho:


Sympa, je n'ai lu que des extraits du Festin nu de Burroughs si je me rappelle bien, il faudra que je songe à m'y plonger plus :mrgreen: . Tu aimes ?

Put*** honte à toi. :rha: Tu omets Buster :rha: :rha: :rha: . Sacrilège.
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de Marlowe 22 nov 2011 - 02:48

Burroughs, c'est mon putain de coup de coeur ouais. Junky est vraiment très très bon.

Oui je sais, honte à moi pour Keaton. Je promets de réparer cet affront dans les semaines à venir !
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de Marlowe 22 nov 2011 - 03:10

Les Lumières de la Ville.


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Carnet de bord, Sacramento, Californie.
Le 15 mars 2011.

Le vent souffle douceureusement à mes oreilles. La saison vient tout juste de quitter son manteau d'hiver pour s'offrir à la renaissance bourgeonnante. La route est épuisante, longue, mais je vois déjà la richesse pointer le bout de son nez : Los Angeles me tend les bras, je le sais. Au milieu de cette Amérique profonde, je vogue à la recherche de mon Graal. Ou juste d'un emploi, je ne sais pas encore vraiment ce que l'avenir promet mais je l'envisage avec sérénité.
Si je souhaite rallier LA, ce n'est pas pour la beauté du voyage, encore que, non. J'ai entendu parler de poste libre, rapport à mon domaine, le football. C'est Seward qui m'a passé le tuyau.
"-Hep Dean, j'ai un truc pour toi.
- C'est à dire ?
- Tu cherches toujours un boulot de coach ?
- Ouais ouais, toujours. Pourquoi ? Le garçon commençait un peu trop à tourner autour du pot pour moi.
- Doucement, doucement. Los Angeles Galaxy. Le cousin du frère d'un pote m'a dit que Bruce Arena devrait pas tarder à dégager le plancher. Toujours de cette source, le club accepterait de recevoir des newbies, histoire de créer une nouvelle dynamique.
- LA hein ?"

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LA. La Cité des Anges. Là où tout le rêve Américain prend son sens : symbole d'une démesure que je ne connais que trop bien. Le début d'un rêve ? Non, bien sur. C'était simplement le début d'un voyage, parmi tant d'autres. LA était à quelques 1600 Km de Portland, Oregon, là où Seward et moi créchions. J'avais passé toute ma vie dans cette Cité des Roses. Mes études, ma jeunesse, ma formation de coach au Portland Timbers... C'est un pan de ma vie inestimable qui réside ici.
"- Alors, ça t'branches ?
- J'en sais foutrement rien. On a pas de caisse, pas de fric et 1600 km à se foutre dans les pattes. Ton plan pue, vraiment.
- T'es d'un putain de pessimisme !"
Il n'avait pas tort : j'étais un putain de pessimiste. Mais j'avais de bonnes raisons de l'être. Cher lecteur, bien que j'exècre tous ces auteurs qui se permettent de se lamenter sur leur vie, permettez-moi d'en faire autant. J'ai toujours voulu être coach. Du plus loin que je m'en souvienne, j'ai toujours eu cette idée (quoi que, maintenant que j'y pense, j'ai eu la lubie de devenir taxidermiste lors de ma troisième année d'étude, rapport à une nana avec qui j'étais en couche et qui, dans un glauque impossible, invoquait Satan à chaque nouvelle lune). J'ai passé mes diplômes il y a de ça trois ans maintenant, aux Timbers donc. Mais jusqu'ici, je n'ai jamais eu ma chance. Depuis, j'enchaine les petits taffs de merdes, les entretiens d'embauches foireux et toutes ces conneries. Je continue de garder la main en filant un coup de main aux universitaires, mais ça s'arrête là.
Alors LA ? Los Angeles ? Les Galaxy ? Putain, j'y croyais pas une seule seconde.
"- Franchement Seward, tu sais très bien que j'ai aucune chance. En plus, c'est que des rumeurs ton tuyau. Rien ne me dit qu'Arena va bouger. Sérieusement, tu me vois gueuler après l'autre blondasse de Beckham ? Tu me vois lutter pour le titre en MLS ? Soyons sérieux ami, c'est un beau rêve.
- Qu'est-ce que t'as à perdre alors ? Ton putain de taff comme serveur dans ton drive-in minable ? Ta piaule de bonne plus miteuse qu'un trou à rat ? Dean, je t'aime bien, mais tu me gonfle un peu. Tu pleures que tu n'as rien, mais tu ne veux rien en fait.
- Je ne sais p...
- Tu ne sais pas quoi ? T'as tout à gagner en partant. Ecoute, on part ensemble et, si ça foire, on revient à Portland, c'est aussi simple que ça."
Sur ce dernier argument, je m'étais laisser convaincre. Dans le fond, c'est peut-être ce qu'il me fallait, bouger d'ici. Voir ailleurs.
Et maintenant que Los Angeles approche, je suis décidé à ne pas laisser passer ma chance.






Les Lumières de la Ville.


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Carnet de bord, Los Angeles, Californie.
Le 25 mars 2011.

Dix jours. Cela fait dix putains de jours que Seward et moi avions posé nos bagages à Los Angeles. Dix longs jours à attendre que l'heure vienne. En vain. La vérité est alors apparue comme une évidence : Arena ne bougera pas. Pas d'un pouce même.
C'est un gus des Galaxy lui-même qui me l'a dit. Si cette scène grotesque ne m'avait pas valu l'un des plus beaux souvenirs de ma vie, j'aurai stopper ici. Après quelques jours passés en ville, aucune annonce de départ d'Arena n'était encore arrivée. Même pas une petite rumeur sur le net, rien. J'avais alors décidé par moi-même d'aller remuer les choses : je n'étais pas à LA pour glander.
Lorsque je suis arrivé au siège du club, deux immenses gorilles étaient postés devant les immenses grilles. A côté, j'avais l'air d'un nain. Mais je ne me suis pas dégonflé.
" - Hello messieurs, je viens pour un entretien.
- On ne reçoit personne.
- Ah c'est embêtant ça, parce que je viens pour voir quelqu'un justement.
- On ne reçoit personne.
- Allez les gars. J'en ai pas pour longtemps, c'est juste histoire de discuter boulot, rien de plus.
- Ok, ne bougez pas, quelqu'un va venir vous chercher."
Fier de moi comme pas un, j'affichais un sourire jubilatoire. Au moment même ou je m'allumais une petite cigarette, je fut attrapé par derrière par une force invisible. "Putain mais c'est quoi ce délire ?" ai-je pensé. Ce délire, c'était deux autres mastodontes qui étaient gentillement venu me cueillir. Voilà l'accueil qui m'était réservé. Ils m'escortèrent au coin de la rue avant de me jeter violemment au sol.
" - Fais gaffe à toi mec, ta face est bien enregistrée chez nous. Si on te revoit, ne serait-ce que passer devant les grilles, on te refait le portrait, pigé ?"
Acceptant ma défaite, ou bien par pure lâcheté, je fis juste un signe de la tête. Les mecs me laissèrent là, sur le trottoir, la lèvre en sang. Merci Seward, merci Los Angeles. Foutues conneries.

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Comme tout homme qui vient de se faire lourder, je pris la décision la plus sage qui s'offrait à moi. A 14 heures, j'étais sur le trottoir. A 22 heures, je gueulais comme un perdu, mon taux de whisky dépassant les limites que mon corps pouvait supporter. Seward était dans un même état. Lors de cette beuverie improvisée, nous avons fait la connaissance plusieurs types, qui se sont vite liés à nous. Il y avait James Claines, un mec plutôt balaise, Bob Hughes, Richard "Kids" Gillingham et Neal Paradise. A six, nous avons entamé l'une des plus belles cuites de ma vie. La meilleure même. Les mectons étaient tous d'endroits divers : James et Bob étaient amis de longue date, depuis les premières classes à Denver. Richard était un homme de la ville, un vrai. C'est un mec qui vivait dans la bourgeoisie new-yorkaise et qui, du jour au lendemain, a tout claqué, comme ça, sans raison. Quant à Neal, c'était un globe-trotter de Lowell, Massachusetts. Un vagabond romantique comme on en fait plus, qui voyage très souvent "pour affaire". Toute cette joyeuse bande de délurés se retrouvait très souvent dans les bars de LA.
"- Et vous, qu'est-ce que vous venez foutre à LA ? demanda Bob.
- Tout et rien. On venait quérir le rêve américain Dean et moi, mais ça a foiré bien, entama Seward.
- Yep, Sew avait parait-il un bon tuyau qu'Arena allait foutre le camps des Galaxy alors...
- Hein ? coupa brusquement Neal. Arena, quitter les LAG ? Je ne sais pas d'où vous tenez cette rumeur, mais Arena va prolonger la semaine prochaine.
- Comment tu sais ça ?"
En une seule phrase anodine, Neal venait de ruiner tout un périple auquel je commençais à m'accrocher. J'avais fait quelques 1600 Km pour entendre que nos espoirs n'étaient que des conneries. Quel foutu con j'étais ! Mais quel foutu con !
" - Je bosse au service presse du club en ce moment, donc j'te raconte pas de merde t'inquiète pas. Arena ne bougera pas d'un pouce, certitude."
Foutu con.
Dernière édition par Marlowe le 08 fév 2012 - 23:50, édité 1 fois.
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de SPOW3 22 nov 2011 - 03:17

J'aime beaucoup le style, et j'ai eu la vision de Charlot qui est emporté par les deux gros :lol: . AWESOME.

Encore un looser dans une story :lol: .
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de Marlowe 22 nov 2011 - 08:37

Les Lumières de la Ville.


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Carnet de bord, Sur la Route, Arizona.
Le 05 avril 2011.

Le soleil brulait nos carcasses en plein désert. La chaleur affreuse suait nos corps jusqu'à la déshydratation. Après nos mauvaises nouvelles de Los Angeles, Seward et moi mettions le cap plus au sud, à Phoenix, Arizona. Seward avait de la famille là-bas et quelques amis qui pourraient nous trouver un job.
Je n'en voulais pas à Sew pour ce voyage avorté. Après que Neal Paradise nous ait expliqué qu'il n'y avait aucune chance pour prendre en main les Los Angeles Galaxy, Sew s'en était voulu, terriblement, de m'avoir envoyé aussi droit dans le décor. Il était comme ça : très direct mais d'une empathie grandiose.
Ma rencontre avec mon bonhomme remontait à loin désormais. Ca faisait quoi ? Douze ans ? Quinze ans ? Merde, je ne sais plus. Mais je m'en souviendrais toujours. Il venait tout juste d'emménager l'immeuble en face du notre. Il était tout maigrelet mais avait déjà ce truc dans le regard, qui vous jure une fidélité indéfectible. Ils arrivaient lui et sa famille de Philadelphie, Pennsylvanie. Ils avaient traversé le pays entier pour poser un cul à Portland. Son oncle, Pincco Moriarty, était lié d'un peu trop près à un obscur trafic de drogues. Son dernier coup avait mal tourné et, par crainte d'être menacés, les parents de Seward avaient préféré mettre les voiles le plus loin possible. Depuis, Seward n'a jamais remis le pied à Philly.
Malgré notre vieille amitié, Seward n'a jamais voulu passer ses diplômes d'entraineurs. C'est un putain de passionné, mais aussi un putain de flemmard. Les études, les examens, l'ordre... Non, c'était pas du tout son truc. Il m'aidait corps et âme dans ma tâche, mais sans jamais en avoir l'ambition égoïste. Il fut dans toutes mes tentatives. Ratés. Nous avions alors pris cette bonne habitude de se mettre la tête dans le sac après chaque déconvenue. Si Seward avait bien un seul amour sur cette terre, c'était l'alcool. De toute ma vie je ne connait personne qui puisse enquiller autant en une soirée. Il n'était pas alcoolique, non. Disons que c'était plutôt un grand sportif professionnel du goulot. Un genre d'artiste qui vous transformait en Art tout tord-boyau.

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Nous n'étions plus qu'a quelques kilomètres de Phoenix. Nous crevions de soif, c'était horrible. Nous serions peut-être mort si la providence ne nous avait pas envoyé ce routier à notre rescousse. Carlo Cassidy, 1m95, 115 kg. Un beau bébé.
" - Ho ! Vous allez où comme ça ?
- Phoenix m'sieur. Mon pote et moi on arrive de Los Angeles. Nous n'avions pas vu de véhicule depuis quelques heures déjà, où du moins, qui ait pris la peine de s'arrêter.
- Phoenix ? C'est votre jour de chance les gars, j'y grimpe aussi".
Carlo nous raconta un peu sa vie, nous échangions nos histoires respectivement. Ce mec, il avait vu du paysage : les Etats-Unis c'était chez lui. Nous lui racontions notre mésaventure footballistique, sur quoi il enchaina :
"- Et t'as de l'expérience ? Un bon CV ?
- Nop', rien. J'ai entrainé les universitaires des Timbers pendant un temps, mais j'ai lâché par manque d'opportunité.
- Ce qu'il te faut, c'est un bon club de deuxième division. J'ai un vieux cousin qu'est propriétaire d'un club à Bogota en Colombie. Il me disait encore la semaine dernière qu'il se faisait chier comme un rat mort et que les colombiens n'étaient que des gros-cons-de-sa-mère-la-puta-de-baiseur-d'enfer-et-de-sniffeur-de-coke. En gros, il va pas tarder à céder son truc. J'peux peut-être le convaincre de t'essayer avant de partir.
- La Colombie ? Mouais, je peux pas faire la fine bouche."
Non, je ne pouvais pas la faire. Il fallait à tout prix que je me dégote un truc. Carlo nous déposa à l'entrée de la ville, nous laissant son numéro.
"- Appelle d'ici deux-trois jours, je devrais avoir des infos. Perdez pas espoir les gars, ça tournera !"
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de Damn3d 22 nov 2011 - 08:39

Si j'ai bien compris (et la on va voir que je suis un fin penseur), adieu les Ardennes alors? :D
En vérité, dans tout savoir, tout ce que nous savons est déjà su car ceux qui ne le savent pas encore en savent toujours davantage que ceux qui n'en savent pas plus qu'eux.
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de Marlowe 22 nov 2011 - 08:43

Pas pour le moment non. J'attends un peu de voir si je trouve une solution à mon bug. Si je trouve rien, oui je devrais dire au revoir.

C'est pour ça qu'en attendant, je fais une storie ne se basant pas principalement sur FM.
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de Marlowe 22 nov 2011 - 09:52

Les Lumières de la Ville.


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Carnet de bord, Phoenix, Arizona.
Le 08 avril 2011.

Comme prévu, je laissais 2-3 jours à Carlo pour parler de moi à son cousin. Après l'échec LA, j'étais cependant décidé à ne pas m'enflammer sur le sujet : jurisprudence. On apprend pas au vieux merle à siffler, sûr.
Phoenix était une ville tout à fait charmante. Bien que plus en retrait dans les terres, elle semblait comme auprès de l'océan. Le climat aride de l'Arizona n'était pas une légende et les clichés des petites américaines bien gaulées se baladant en maillot de bain n'était pas un fantasme uniquement situé à San Francisco ou LA. Seward et moi passions d'ailleurs beaucoup de temps sur les bancs du Southwest Phoenix, à regarder les jolies nanas déambuler parmi les passants.
Vers 15 heures de l'après-midi, je me décidais enfin : j'appelais Carlo :
" Hey mon pote, c'est Dean Radley. Dis-moi, je te bigophone pour savoir si t'as du nouveau sur ton affaire à Bogota ?
- Hey Dean ! Sacré nom de Dieu, juré que j'allais composer ton numéro à l'instant même ! Ouais que j'en ai des infos mon grand. Mon cousin est ok pour te mettre à l'essai !
- A l'essai ? Comment ça ? C'est pas un contrat qu'il a à me proposer ?
- Ah mais si, t'en fais pas ! Mais t'sais, j't'ai dis qu'il projetait de se tailler de Colombie, rapport qu'il en pouvait plus de ce pays de foutre. Mais j'ai su faire les yeux comme il faut. Si tu fais une grosse saison, vous restez. Si tu t'manges, il se casse et t'es out aussi du coup.
- Huuum, je vois. Dis à ton cousin que j'accepte son offre. On fait nos valises et demain, cap sur Bogota."

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Pour fêter ce genre de nouvelle, il n'existe rien de mieux que le whisky. Avec Seward, nous avions écumé les bars toute la nuit, en quête de beuverie et de nanas plutôt abordables. J'étais totalement déglingué, quoi que le mot est faible. Laide ou bonne, ça n'avait même plus la moidre importance à mes yeux. Sew était dans un meilleur état. Il conclu bien plus vite que moi.
Après m'être fait jeter de trois bars (j'étais atrocement con lorsque j'en avais un coup dans l'nez), je pria Dieu de ne pas me laisser banquette ce soir. J'allais être entraineur et je voulais baiser, surtout parce que mon taux de whisky décuplait mes hormones. Je fis un dernier troquet, sur le coup de la dernière chance. Elle était là : brune, frisée, la courbe de ses reins laissant apparaitre un derrière taillé comme une oeuvre d'art. Seule dans un coin, j'accostais.
"- Viens. On laisse pas Bébé dans un coin."
Oui c'est pathétique. Sortir une réplique de Dirty Dancing lorsque l'on veut choper n'a rien de très convainquant. Elle ne m'offrit même pas un regard.
"- Allez, viens, fais pas ta timide. J'ai une piaule tout près, allez. Si t'es gentille, papa te laissera monter sur lui. Allez putain. Mais put..."
En moins de deux, j'avais le nez en sang, rétamé sur le plancher. Un coup dans les côtes. Deux coups dans les côtes. Je suppliais. Le mec me cracha à la gueule et on me fouta à nouveau dehors. Je mis un petit temps à comprendre que la nana n'était pas si seule en fait. Son mec m'était tombé dessus, m'avait cogné ce que je méritais. Je rentrais bredouille.
Las, je retrouvais peu à peu mes esprits sur le chemin du retour. La correction qu'on venait de m'infliger m'avait foutu tout droit. En arrivant à la piaule, Seward dormait accroché à sa nouvelle môme. Putain d'Seward. Je me couchais sans même prendre le temps de nettoyer le sang sur mon visage, ni même d'enlever mes vêtements.
Lorsque j'ouvris les yeux au matin, la nana était déjà partie. Seward m'apporta une bassine pour m'éponger un peu le visage : "Putain Dean, qu'est-ce qui s'est passé ?". J'avais tenté de restituer les fragments de ma fin de soirée. Seward était plié : "Quel foutu con tu fais !".
A 11 heures, nous avions plié bagages, rendu les clés de la piaule et, bien qu'un peu amoché tout de même, j'étais propre et prêt. Nous devions prendre le bus un peu plus tard jusqu'à Tucson, un peu plus au Sud, avant de bifurquer par un autre bus direction Bogota. Nous ne faisions pas au plus simple mais au moins cher, nos finances ayant pris un bon coup dans la gueule.

Arrivés à Tucson, mon téléphone sonna.
"- Mais putain Dean, t'étais où fichtre bordel ? C'était Carlo au bout du fil, visiblement énervé.
- Désolé, ma soirée fut un pe...
- Putain, ils l'ont descendu ces enculés. T'entends, ils lui ont fait la peau hier soir !"
Je tentais de le calmer et de comprendre son espèce de charabia. Il me raconta comment son cousin traitait avec des mecs du Cartel et comment il avait tenté de les pigeonner. Les colombiens, faut jamais essayer de les baiser, ça ne marche pas. Visiblement, le cousin de Carlo ignorait cette règle et les mecs étaient venu lui demander des comptes. Et le compte était bon : 3 balles dans la poitrine et bye bye Bogota pour moi.
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de Phenom' 22 nov 2011 - 11:46

Bordel que c'est bon ça aussi. L'écriture est parfaite tout comme le style et l'histoire. J'adhère totalement au truc et attend déjà la suite avec impatience. Entre toi et SPOW3 au niveau écriture on est servit et putain c'est bon.


Majk a écrit:Sérieusement, tu me vois gueuler après l'autre blondasse de Beckham ?


:dawson: :fuck:
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de Marlowe 22 nov 2011 - 12:03

Ouais, c'était pour la forme, en vrai je mouille ma culotte aussi sur Beckham :(
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de Edelan 22 nov 2011 - 12:04

J'adore, c'est vraiment sympa à lire et les pistes qui avortent maintiennent le suspens tout en découvrant plus les personnages. Vraiment sympa, bravo :)
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de Phenom' 22 nov 2011 - 12:04

Majk a écrit:Ouais, c'était pour la forme, en vrai je mouille ma culotte aussi sur Beckham :(


:coeur:
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Re: [FM 12] Les Lumières de la Ville.

de Marlowe 22 nov 2011 - 12:16

Merci à vous en tout cas, c'est sympa :coeur:
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